Aux confins du gandhisme et des religions des sommets du monde.

  Pour les membres des tribus tibéto-birmanes (une étiquette pratique mais très réductrice pour désigner une cinquantaine d'ethnies distinctes, 10 millions en Himalaya), les Tibétains, les Newars (1,3 million), pour tous les hommes et femmes qui résident dans la grande chaîne himalayenne, la nature parle un langage commun, quelle que soit l'ethnie ou la religion déclarée, hindouisme, bouddhisme ou chamanisme. Les hommes ne doivent pas déclencher la colère des dieux qui peuplent chaque partie du paysage. Les plus puissants résident dans les sommets. Ils apportent la prospérité comme le malheur, mais leurs actions sont toujours de grande envergure et concernent toute une communauté.

  Chaque col est marqué par un amoncellement de pierres, habité par une divinité qui barre le chemin si l'on oublie de l'honorer au passage (ceci est le sens ancien. On dit que Jésus combattit les valeurs de son époque "Vous les mauvais riches, mourrez avec un coeur de pierre" par ce sens. Dixit le Supérieur).

  Autour du thé, Bal Bahadur, le vieux Magar et Lamsal Bahun, le brahmane, évoquent jusque tard dans la nuit toutes les merveilles qu'ils connaissent. Celles qu'ils ont vues, celles dont ils ont entendu parler depuis leur petit village perché à flanc de montagne, au centre du Népal. "Enfant, quand mon grand-père est mort, mon père m'a emmené à Badrinath, aux sources du Gange. C'est là que la rivière céleste tombe du ciel sur la chevelure de Shiva. On y prie pour que les ancêtres atteignent la voie du paradis", déclare Lamsal. "Tu vois cette traînée d'étoiles au milieu du ciel ? C'est la Ganga céleste, conduite sur terre pour le bonheur des hommes .."

  C'est bien dire que les religions dans cette région sont tournées vers les hauteurs, vers les confins où touche le ciel.

  Mais c'est une erreur que d'avoir cherché dans les racines aryennes les explications, comme l'ont fait les hitlériens.

  .. En partant du sud au nord, après avoir traversé le long piémont du Terai qui court sur 2000 kilomètres au pied des contreforts himalayens, puis les vastes éboulis de la chaîne des Siwalik, et la "Jangal", la jungle, où seuls quelques centaines de chasseurs-pêcheurs-cueilleurs maintiennent un mode de vie qui semble devoir bientôt disparaître, au nord du Mahabharat (2500 mètres), le paysage s'éclaicit alors en un entrelacs de collines rondes (1000-2000 mètres), une mosaïque de verts et d'ocres, bocage de minuscules parcelles parsemé de hameaux aux maisons de torchis. C'est le pays des Parbatiyas - tels qu'on les nomme au Népal - (même racine que pour la Nanda Parbat), littéralement les "montagnards": il faut entendre les montagnards hindous, derniers arrivants dans l'Himalaya.Ils en constituent la population la plus nombreuse (près de 25 millions) et le dominent culturellement et politiquement. Ils parlent des langues indo-aryennes, le pahari et le nepali, et sont hindouïstes.

  Donc, c'est bien dans les langues antérieures qu'il faut se tourner pour retrouver les sources et les traces des voyageurs de jadis.

  Plus au nord, le relief se redresse brusquement. Des hautes crêtes couvertes de forêts et de paturages (3500 mètres) dominent les pentes sculptées de terrasses empierrées portant millet et maïs. L'habitat se resserre en villages compacts,les faciès changent. Le nepali, aux consonances indiennes, laisse la place à des langues à tons. La bière (janr) ne se consomme plus en cachette, comme chez les hautes castes parbatyas, mais en famille. Les voyageurs sont entrés ches les tribus tibéto-birmanes. Partiellement ou pas hindouisées, parfois bouddhisées, parlant des langues de la famille tibéto-birmane, elles sont entrées dans l'Himalaya depuis le Tibet, la Birmanie et l'actuel Yunnan chinois. D'ouest en est - pour ne citer que les plus nombreux - les Magars, Gurungs, Tamangs, Rais, Limbus du Népal, les Lepchas du Sikkhim, les Nishis et les Mishmis de l'Arunachal Pradesh indien se distinguent de leurs voisins parbatiyas et tibétains par des organisations sociales peu hiérarchisées et par leurs chamanes, qui sont à la fois prêtres et thérapeutes.

  Absents dans l'Himalaya occidental, totalement assimilés à la culture parbatiya dans l'Ouest népalais, ils ont maintenu leur culture dans le Népal oriental et surtout dans l'Arunachal Pradesh, terra incognita jusqu'au XXe siècle d'où ces "sauvages" tenaient à distance les Indiens et les Tibétains. Plus "civilisés", les Tibéto-Birmans de la vallée de Katmandou, les Newars ont adopté le bouddhisme, l'hindouïsme et le système des castes dans des formes tout à fait originales. Ces riziculteurs bâtisseurs de cités, sculpteurs et architectes réputés dans la haute Asie, ces négociants principaux du commerce transhimalayen ont conservé leur langue et une identité très vigoureuse.

Les peuples de la région

A l'origine: les idées, les lieux, les sympathisants, ..
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Les connaissances du berceau de l'humanité























































































 
 
 
 
 
 

   Par exemple l'hindouisme et le boudhisme, sont compatibles au Népal.
 

Ndlr :

   Lors de frictions sanglantes entre religions (catholicisme contre islam, etc.) on devrait s'en rappeler.

   Si Inconnaissable il y a, Il (ou Elle) se dit certainement : "Qui sommes donc ces animaux (sur terre) pour invoquer "Dieu" seulement afin de tuer leurs semblables (femmes et enfants inclus) ?".

Lieux de Méditation sur la Compassion, Anavatapta.

Charité, compassion (sous un angle un peu plus politisé). Sinon, voir pages du bouddhisme et de l'Islam.