Parutions de la Ligue des Droits de l'Homme

Nous ne citerons qu'un ou deux livres, parmi les nombreux édités. La lutte pour les Droits de l'Homme est bien entendu une lutte universelle, au sens qu'elle ne connaît ni lieu, ni temps, ni race.

Marianne et les colonies - Gilles Manceron
 Ouvrage publié en coédition avec le Ligue des Droits de l'Homme

 Dans cet essai inédit, Gilles Manseron montre comment, à partir du XIXe siècle, les crimes massifs et organisés qui ont accompagné la colonisation pendant plusieurs siècles ont été systématiquement déniés, par un discours officiel selon lequel les notions d'égalité et de droits de l'Homme admettaient une exception: celle des peuples colonisés qui ne pouvaient prétendre en bénéficier.

 A partir de cette confrontation entre la réalité de la violence coloniale et le discours qui la légitimait, Gilles Manceron explique que ce n'est pas par d'hypothétiques procès ou réparations financières que ces pages noires de l'histoire de France seront définitivement tournées, mais par un effort de vérité politique et historique.

Article "Après les présidentielles de 2002"
L'état de la France et de l’Europe des citoyens
Esprit du Rassemblement
Position de la LDH
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


Mr Patrice Lumumba, leader assassiné

  Les colonialistes disaient à l'époque aux populations simples: "Attention ! Vous allez suivre le mauvais exemple du Terroriste Lumumba ! Détournez-vous de ces terroristes !".

 Vous voyez bien sur cet exemple qu'à aucun moment on ne parle pas de "l'Homme" Lumumba, mais du "terroriste" Lumumba.
 Et que penser des bastonnades, tortures, effectuées à l'encontre de la personne emprisonnée, quelque soient les valeurs de celle-ci. Même si elle n'était pas spécialement communiste, au centre, ou voire même à droite modérée. Par exemple Patrice Lumumba a été accusé également de "communiste" par les responsables noirs des anciens partis congolais pro-coloniaux, qui voyaient mal l'arrivée de ce jeune venant contester leur jeu. Mais il n'était en fait que défenseur des Droits de l'Homme et notamment des hommes et des femmes congolaises. Et accessoirement centriste en termes politiques.

Patrice Lumumba, reconnu comme leader postume du mouvement, voyait certainement très clairement que le jeu des poursuivants de lui-même et de ses concitoyens, n'était pour la majeure partie qu'une volonté d'effectuer des manipulations effectuées pour détourner leur intérêt des grandes questions de société les concernant.

   Ne croyez pas que le monde de demain est un monde facile.

  Ce sont des cas instructifs comme le sien qui montrent combien les maneuvres et les manipulations psychologiques de la part des groupes qui possèdent la maîtrise des moyens de communication, ne sont pas anodines ou sans conséquences. On l'a encore vu récemmment au Rwanda. Les groupes d'extrême-droite ne rèvent que de revenir à l'époque coloniale.

  C'est pourquoi le mouvement est particulièrement attentif aux paroles des fondateurs. Citons ici des extraits du fondateur Siddharta parmi les fondateurs Gandhiens exilés.

   Un autre exemple. Il a bien été perçu par certains membres du Rassemblement torturés par les milices f.n.v., que celles-ci n'auraient pas aimé qu'on découvre à propos de Moussaoui (à propos des attentats du 11/9) par exemple, que les f.n.v. l'auraient instruit sur une de leurs bases (à Karachi ou ailleurs). Même si c'est faux, Moussaoui peut avoir été manipulé. Il n'est pas passé à Karachi, mais là n'est pas le plus éclairant. Le plus important est que Moussaouï était un musulman. Mais en deuxième vue, cela veut dire que tous les arabes sont prêts à faire n'importe quoi, que l'Islam est prêt à se faire influencer, et aussi que les arabes finalement, sont prêts à sacrifier leurs idéaux pour obéir aux anciens tortionnaires coloniaux. On en doute.

  On se rappelle l'ordre de haine décroissante des f.n.v.: les peuples du Tiers-Monde, les arabes, les américains (le dernier item est surprenant, mais souvenez-vous que les f.n.v. sont les descendants des vichystes gestapistes qui n'ont pas hésité à torturer des américains durant la 2e guerre mondiale. Cf. Cellules de Lyon, et tortures horribles des résistants français simultanément par les gestapistes et les miliciens vichystes, et J. Moulin).

 On connaît par ailleurs de source sure et incontestables les bruits et les insultes proférées à l'égard de personnes d'autres minorités comme les noirs durant l'esclavagisme ("vous êtes tous des criminels") ou contre ceux de confession juive durant l'holocauste.
 Chacun à droit à l'intégrité de sa religion et au respect de celle-ci de la part des autorités, tant que les personnes pratiquantes en respectent elles-mêmes l'Intégrité, le corpus des préceptes de bonté, que ce soit pour l'Islam, les religions chrétienne, juive, protestante, orthodoxe, ...
 Donc, ce qui aurait intéressé les f.n.v. dans le cas de Moussaoui, ou d'autres personnes d'autres religions un peu voyous dans leur jeunesse, ce serait plutôt de continuer de propager l'idée que tous les arabes sont des terroristes. Ceci s'appelle "utiliser" une personne, dans le jargon des manipulateurs. On fait cela quand on ne peut pas utiliser directement la personne (Moussaoui était toujours détenu aux Etat-Unis au moment où ces lignes furent écrites).
 On voit sur cet exemple, que même s'ils ne peuvent pas utiliser directement la personne c'est à dire "la manipuler" avec d'autres, les f.n.v. tenteront des maneuvres tendant à utiliser son image. Par exemple "utiliser son nom", ou bien transformer l'image de son exemple à l'égard de sa communauté ou de son peuple.

 Le NSD rassemblera d'autres documents concernant le rôle des brigades d'intoxication francaises en Algérie (cf. revue Historia) pour que vous saisissiez le rôle réel, l'équivalence en capacité de nuisance en arrière-plan en milliers et même millions de morts (deux millions de morts ne serait-ce qu'en Algérie, pour ne pas parler que de l'Afrique) de ces divisions d'intoxication psychologique.
 Au mouvement nous sommes particulièrement attentifs et vigilants à propos de ces aspects, d'une part parce que les populations sont souvent innocentes (elles sont pauvres, et les armées colonialistes arrivent armées de puissants moyens d'influence: haut-parleurs, moyens de communication, argent tout simplement..), d'autre part parce que le Rassemblement lui-même a tôt fait l'objet de leurs sévices, et parce que de toute façon la torture du Tiers-Monde est quelque chose d'intolérable.

Cf. égt.
Le jeune leader est partout sur le net
Le communalisme ancêtre, d'origine, avant tous les socialismes
Les néo-fouché
Tous les responsables politiques sont obligés de se cacher des milices
Le socle traditionnel des Social-Démocraties
Faux prétextes gauche / droite, aux luttes fraticides
Les successeurs ou réincarnations de Gandhi et Lumumba
Parcours de modération et de défense des droits humains et des populations
Valeurs de civilisation, temps Tiers-Mondistes
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Imbroglio dans l'affaire Moussaoui
Le Parisien - Paris, le  6/11/2003

HIER le quotidien aménicain «USA Today» a révélé que le FBI aurait identifié le vingtième homme qui devait participer aux attentats du 11 septembre 200 1. Le journal indique qu'il détient cette information de deux sources distinctes, proches de l'enquête. Ces deux personnes déclarent que l'individu en question n'est pas le Français Zacarias Moussaoui, incarcéré pour son implication éventuefle dans le détournement des avions qui se sont écrasés sur les tours jumelles du World Trade Center. Dans la soirée, une autre source proche de l'enquête a démenti cette information, tout en reconnaissant que le FBI « travaille sur la théorie selon laquelle il pourrait y avoir un vingtième pirate». Depuis son arrestation, Zacarias Moussaoui clame son innocence et les enquêteurs ont beaucoup de mal à apporter des preuves de sa participation aux attentats qui ont ébranlé les Etats-Unis.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Les déontologues nous protègent
Paris le 6 novembre 2003

Un ex-officier algérien parle

  LA COUR DASSISES spéciale de Paris, qui rejuge Boualem Bensaïd pour sa participation présumée à trois attentats commis en 1995, doit entendre aujourd'hui Bernard Squaricini, no 2 des RG et Jean-François Clair, no 2 de la DST.

  Ce dernier avait déjà été interrogé en octobre 2002 lors du premier procès, à la demande des avocats des prévenus, qui souhaitaient avoir des explications sur le rôle de son service dans l'identification du réseau du GIA. Le policier avait fermement réfuté la thèse d'une manipulation des terroristes par la sécurité militaire algérienne. Une thèse relancée aujourd'hui par le livre d'un ex-officier algérien*, Mohammed Samraoui, déserteur en 1996, actuellement réfugié politique en Allemagne.

  Cest la première fois qu'un militaire de haut rang va aussi loin dans la mise en cause des services secrets. Il soutient que les attentats de 1995 ont été « conçus par les chefs du DRS (ex-sécutité militaire algérienne), qui manipulaient les poseurs de bombe». Il met également en cause l'attitude de la DST « aveuglée par ses relations étroites » avec les services algériens. «Une accusation absolument infondée », nous a-t-on indiqué hier à la DST.

«Il fallait frapper l'imaginaire des Français»

  Devant la cour d'assises, Jean-François Clair avait expliqué : « Les services algériens ont été coopératifs avec nous, nous ont alertés des menaces d'actions en France dès février 1995 et nous ont aidés à identifier Bensaïd. Ces accusations viennent d'officiers déçus, de gens du FIS et d'anciens politiciens qui ont des comptes à régler».

  Contacté par «le Parisien» et «Aujourd'hui en France», Mohammed Samraoui persiste : «Deux questions sImposent: comment expliquer qu'en dépit de ces renseignements la DST ait été incapable de faire échec à ces attentats ? Pourquoi Ali Touchent, supposé cerveau des attentats de Paris, a pu bénéficier d'autant de laxisme pour échapper à la police. Le pouvoir des généraux était aux abois et cherchait des soutiens extérieurs. Il fallait des événements forts qui devaient frapper l'imaginaire des Français. Les attentats de Paris s'inscrivent dans cette stratégie de la peur.»

  Concernant Ali Touchent, Samraoui soutient qu'il a été «protégé» par la DST: « Ali Touchent alias Tarek est la pièce maîtresse de puzzle, nous a-t-il précisé. Il était directement manipulé par le colonel Habib (ancien chef du renseignemeni algérien en France). J'ai pu vérifier que cet officier avait eu plusieurs contacts en Belgique et aux Pays-Bas avec Touchent.»

  Sur ce point M. Clair avait répliqué : « Cela ne tient pas debout. A supposer que Mr Touchent ait été notre informateur, vous imaginez-vous qu'on aurait laissé-faire des attentats après Saint-Michel contre nos intérêts ? On a une déontologie dans ce métier ?

  Info ? Intox ? L'ex-officier se défend de vouloir régler des comptes: "Il ne s'agit que de faire un devoir de vérités envers les victimes et l'histoire. Je ne suis ni un islamiste ni un politicien", répond-t-il. Cependant, pour les observateurs français, Samraoui a été "récupéré et manipulé" par le Mouvement algérien des officiers libres (MAOL), apparu en 1998, dont le site Internet dénonce les exactions de la hiérarchie militaire algérienne: "une simple comète pilotée par des militaires défectueux et des islamistes modérés", soutien un enquêteur.

Le Parisien - Christophe Dubois
* "Chronique des années de sang" - Denoël

Note NSD: en lisant ces mentions de no 2, no X et ainsi de suite, on a un peu une impression dans la bouche que certains services peuvent se la jouer "état dans l'état" en filles libérées n'ayant de compte à rendre à personne. Ce n'est peut être qu'une impression car il y a quand même de bons services qui travaillent efficacement.
C'est vrai par exemple qu'il ne saurait y avoir eu de relations amicales avec certains terroristes. Ce n'était que de "touchent" effusions. Pendant ce temps là, le peuple français versait de réelles effusions de sang. Les explications "suaves" et "claires" sont touchantes de sincérité. On trouve dans cet article des "informateurs" par ailleurs "manipulés" (par une autre main?) ce qui justifie qu'on les traite avec respect (c'est d'ailleurs les seuls dans tout cet univers où l'on trouve une faune si surprenante), .. Et ne parlons-pas de "déontologie" !
  Le dialogue le plus courant entre les assassins professionels étant un peu du type: "Tu n'as pas laissé de la déontologie sur les lieux, toi ? Moi, non ? Tu me rassures, c'est la dernière mode en ce moment, entre les parfums de criminels et les morceaux de déontologie de victimes. Il faut faire gaffe avec leurs nouvelles techniques !".

Le monde est devenu inquiet en 2001